Le phénomène est devenu grandissant, avec l’avènement des réseaux sociaux. Bien qu’il ne soit pas une spécificité camerounaise, l’apparition et diffusion de “nudes” inquiète les autorités camerounaises. Le schémas est classique: Ces vidéos obscènes, pornographiques mettant en lumière les actes depravant de jeunes filles, sont régulièrement tournées avec leur consentement, puis diffusées sur internet, à des fins pécuniaires pour la plupart.
Certaines de ces jeunes filles se présentant comme “influenceuses” écorchent d’avantage cette appellation qui est désormais un non-sens ou porte à confusion dans l’esprit des citoyens camerounais. Le 20 juillet 2026, des vidéos obscènes de nombreuses d’entre elles à l’image de Jessica Edima, ou encore Léa Fofié circulent abondamment sur la toile, faisant objet de raillerie, condamnations, partage à outrance, préoccupations, fantasmes pour d’autres. Ces dernières sont accusées de se prostituer à des fins financières, en côtoyant des personnalités publiques, politiques de premier ordre selon divers témoignages au sein des réseaux sociaux.
Face à cette situation, le Ministre de la promotion de la femme et de la famille est montée au créneau pour dénoncer et appelé à la responsabilité des parents : “Le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Madame ABENA ONDOA née OBAMA Marie Thérèse, exprime sa profonde préoccupation face à la recrudescence de comportements contraires à l’éthique et aux valeurs sociales et familiales, observés chez certaines jeunes filles. Des attitudes qui se manifestent à travers la publication de contenus inappropriés sur les réseaux sociaux, faisant l’apologie de la consommation des substances nocives, la recherche du gain facile, la dépravation des mœurs à outrance, banalisant ainsi la violence et l’immoralité. Le Ministre s’indigne profondément de ces agissements qui n’honorent pas la jeune fille. Tout en condamnant toutes formes d’abus à l’égard des femmes en général et des filles en particulier, elle rappelle que, la dignité de la personne humaine est non négociable. Elle invite donc la jeune fille à une prise de conscience urgente pour un retour aux comportements sains, et les parents à prendre leurs responsabilités pour assurer la protection de leurs enfants. Le Ministre rappelle que le MINPROFF dispose d’une ligne verte 116 d’assistance aux enfants pour tout signalement de cas d’abus, et que la campagne numérique «je protège l’enfant partout, fais de même » est une invite à l’action de tous pour un meilleur encadrement des enfants. Les services centraux, déconcentrés ainsi que les Centres de Promotion de la Femme et de la Famille restent disponibles pour assistance. Protéger une fille, C’est construire le Cameroun de demain” précise le communiqué signé du Membre du gouvernement en charge des questions sur la femme et la famille. Pour l’heure, aucune interpellation n’a encore été faite par les forces de maintien de l’ordre.
La montée en puissance de la cyber-prostitution
Plus récemment, la nommée Cynthia Fiangan (de son vrai nom Christelle Biloa Atangana) avait été arrêtée en juillet 2022 à Yaoundé, à la suite de la publication de vidéos et contenus obscènes sur les réseaux sociaux. Après avoir été écrouée à la Prison centrale de Kondengui, elle avait bénéficié d’une liberté conditionnelle en Octobre de la même année, après avoir passé 3 mois derrière les barreaux. Aujourd’hui libre, l’intéressée se livrerait encore à ses activités de cyber prostitution sur les plateformes Snapchat et Télégram. Cette affaire rappelle également, le livre Revenge Porn de Nathalie Koah, publié en 2016 et interdit de diffusion en France la même année. Et ce, deux ans après la publication de photos obscènes de Nathalie en compagnie de l’ex international camerounais Samuel Eto’o. La jeune femme avait été durant sept ans l’amante du joueur. Une relation tumultueuse qui s’est achevée devant les tribunaux : lui l’accusant de l’avoir escroqué de plusieurs milliers d’euros, elle d’avoir publié ses photos intimes.












