Il s’agit d’une nouvelle rassurante pour les amoureux de la carrière en service public. Le gouvernement a relancé les recrutements dans l’administration publique. Le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, a annoncé l’ouverture de plusieurs concours pour la formation et l’intégration directe dans la fonction publique. Au total, plus de 2 300 postes sont concernés, entre recrutements classiques, recrutements spéciaux et concours professionnels.
En effet, 890 places sont ouvertes au titre des recrutements classiques. Elles se répartissent entre 470 postes pour les concours directs, 100 places pour les concours de formation à l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) et dans les Centres nationaux de la jeunesse et des sports (CENAJES), 220 places à l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM) située à Yaoundé, ainsi que 100 postes pour les tests de sélection directe.
Selon le communiqué du MINFOPRA, les concours directs concernent principalement les corps des régies financières, notamment les Impôts et les Douanes, ainsi que les secteurs de l’Agriculture, des Mines et de la Géologie, du Génie civil, de l’Élevage, des Pêches maritimes, des Techniques des télécommunications et de la Santé publique.
Par ailleurs, le gouvernement prévoit également 1 200 recrutements spéciaux. Dans cette enveloppe, 1 000 postes sont réservés aux auditeurs libres des Écoles normales supérieures (ENS) et des Écoles normales supérieures d’enseignement technique (ENSET), tandis que 200 autres sont destinés aux médecins spécialistes. Joseph Lé précise que ces recrutements spéciaux s’inscrivent dans les mesures annoncées par le président de la République en faveur des secteurs de la santé et de l’éducation.
À ces postes s’ajoutent 215 places ouvertes dans le cadre des concours professionnels, destinés aux agents publics souhaitant évoluer dans leur carrière administrative.
Cette vague de recrutements intervient dans un contexte particulier. Depuis plusieurs années, le gouvernement affirme vouloir à la fois renforcer les effectifs dans les secteurs prioritaires et assainir le fichier du personnel de l’État. L’opération de Comptage physique des personnels de l’État (COPPE), lancée en 2018, a conduit à la radiation ou à la révocation de plus de 8 000 agents publics, selon les chiffres communiqués par l’administration.
La mise en service, depuis le 1er janvier 2025, de l’Application informatique de gestion logique des effectifs et de la solde (Aigles) s’inscrit dans la même logique. Présentée comme un outil de contrôle des effectifs et de la masse salariale, cette plateforme doit notamment permettre de mieux lutter contre l’absentéisme et les irrégularités dans la gestion des agents publics.
Entre nouveaux recrutements et contrôle renforcé des effectifs, l’exécutif cherche ainsi à répondre à un double impératif en comblant d’une part les besoins dans des secteurs sensibles, notamment l’éducation et la santé, et d’autre part maintenir la pression sur la maîtrise du fichier solde de l’État. À l’heure où des déclarations frauduleuses sont faites par certains agents publics concernant les enfants, l’État veut tout mettre en œuvre pour équilibrer recrutement dans la fonction publique et assainissement des fichiers soldes, de concert avec le Ministère des finances.












