Alors que sévit depuis plusieurs semaines, une grogne au sein des Universités publiques camerounaises, les revendications ne sont pas tombées dans les oreilles des sourds. La plus haute autorité de l’univers académique, le Ministre Jacques Fame Ndongo, est passée de la parole aux actes. Afin de toucher aux realités quotidiennes auxquelles font face le corps enseignant du supérieur, Jacques Fame Ndongo a effectué une descente sur le terrain à l’Université de Yaoundé 2 et l’Université de Yaoundé 1. Cette date n’est pas choisie au hasard puisqu’il s’agissait de la journée mondiale de l’enseignant, et de la rentrée académique effective au Cameroun, au sein des 11 universités d’État et plus de 560 institutions universitaires privées à travers le pays.
Au cours de cette tournée, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Enseignement Supérieur a tenu à féliciter et à encourager chaleureusement, les enseignants et les étudiants qui ont marqué fortement, à travers leur présence, l’effectivité de la rentrée académique 2026/2027, sous les auspices de la concorde et de l’éclosion heuristique.
Dans cette mouvance, l’escale effectuée à l’amphithéâtre 1001, sous la conduite du Professeur Luc Owono Owono, Doyen de la Faculté des Sciences, a permis à la délégation du Ministre d’État, de cerner les subtilités distillées aux étudiants, à l’effet de réussir leur parcours en Faculté des sciences. Même son de cloche à l’amphithéâtre 225 de la Faculté des sciences de l’éducation, sous la diligence du Professeur Bela Cyrille Bienvenu, Doyen de la FSE, et à l’amphithéâtre 501 de la Faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines (FALSH), sous la direction du Chef de Département d’Anthropologie, Professeur Paul ABOUNA.
En achetant sa descente à Ngoa-Ekelle, en pédagogue rompu, le Chancelier des Ordres Académiques, le Professeur Jacques FAME NDONGO, a invité les étudiants, à aller au bout de cette belle aventure académique. “N’écoutez pas les sirènes de l’apocalypse. Le Cameroun est debout, l’Université est debout, vous-mêmes, vous êtes debout”, a t-il lancé aux étudiants..
À l’université de Yaoundé 2-Soa, le Ministre ne s’est pas privé de faire une immersion au sein de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques, au même titre que la Faculté des Sciences économiques et de Gestion. La première halte s’est effectuée à l’Amphithéâtre 1500, sous le magistère du Professeur Jean-Calvin Aba’a Oyono, à l’aune du cours de Droit privé, contentieux administratif, dispensé aux étudiants de troisième année. En deuxième arrêt, la délégation du Ministre d’Etat, Ministre de l’Enseignement Supérieur, a été accueillie par le professeur MIGNAMISSI et le professeur Tchintchoua de la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion dans le cadre du cours de statistiques descriptives aux étudiants de première année à l’amphi 1500. Durant ces descentes, un plaidoyer a été fait auprès du Ministre concernant les conditions de travail de l’enseignant en général, les difficultés quotidiennes, l’ambiance au sein de l’Université et les solutions proposées aux autorités, notamment s’agissant des retards dans le versement de l’allocation spéciale pour la modernisation de la recherche.
Paiement effectif des allocations recherches
Créée en 2009, l’allocation spéciale pour la modernisation de la recherche représente des montants significatifs pour les finances publiques. « Chaque trimestre, plus de 5 milliards de F CFA sont affectés aux enseignants-chercheurs des Universités d’État », rappelle Jacques Fame Ndongo dans les colonnes de nos confrères de Cameroon Tribune. Le ministre attribue les retards aux contraintes de trésorerie. Au-delà de la conjoncture mondiale, explique-t-il, « il arrive qu’il y ait, parfois, des retards dans le déblocage des fonds » par le ministre des Finances, à cause des multiples contraintes auxquelles celui-ci fait face.
Le même principe s’applique à la dette académique, qui couvre la période 2000-2021 selon un communiqué du ministère. Son règlement intervient progressivement, au prorata des disponibilités financières du Trésor public selon les autorités. Ces retards ont alimenté la contestation dans les universités publiques. En janvier 2026, le Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes) estimait que près de 80 % des enseignants n’avaient pas encore perçu la troisième tranche de l’allocation. Une grève avait alors touché les 11 universités d’État à partir du 5 janvier. Les décaissements se sont ensuite accélérés à l’approche de la rentrée. Dans un communiqué publié le 18 septembre 2026, le ministère annonçait 6,6 milliards de FCFA engagés pour les reliquats du premier trimestre et le début du deuxième. Le 25 septembre, 1,03 milliard de FCFA a été viré à 1 300 enseignants-chercheurs, tandis qu’un paiement par billetage se poursuivait.
Le Ministre d’État, Ministre de l’Enseignement Supérieur, a annoncé le 7 Octobre 2026 par voie de communiqué officiel, que suite à la mobilisation de la première partie des fonds par le Ministre des Finances, le paiement de l’allocation relative au Compte d’Affectation Spéciale pour la modernisation de la recherche universitaire (3ᵉ trimestre 2026) se déroule normalement, conformément aux Très Hautes Directives du Chef de l’État, S.E. Paul BIYA. Par virement bancaire, pas moins de 429 775 000 FCFA ont déjà été transférés sur les comptes bancaires de 574 enseignants-chercheurs, et les autres virements se poursuivent rationnellement selon le calendrier établi, et selon les disponibilités du Trésor public. Par ailleurs, les enseignants-chercheurs concernés sont invités à se présenter dès ce jeudi 08 octobre 2026, à Agence Comptable du Compte d’Affectation Spéciale à Yaoundé.












