Grande-Bretagne – Afrique : le climat des affaires post-Brexit en examen

Le 20 janvier à Londres Boris Johnson, le Premier ministre britannique, a accueilli vingt-et-un pays africains dont seize étaient représentés par leurs chefs d’État pour le premier sommet du genre consacré aux investissements.

Après le Brexit, sortie de l’Union européenne (UE), la Grande-Bretagne veut stimuler les échanges commerciaux avec l’Afrique. Une fois que la Grande-Bretagne aura quitté l’UE à la fin du mois de janvier, elle aura 11 mois pour conclure un accord commercial avec l’UE afin d’éviter de revenir aux règles de l’Organisation mondiale du commerce. Visiblement, Londres affiche sa volonté de renforcer sa présence sur le continent. Ses échanges commerciaux avec l’Afrique ont augmenté de 14% et les investissements de 7,5 % en 2019. Pour leur première rencontre, Boris Johnson et les chefs d’Etats africains, dont le Nigérian Muhammadu Buhari, le Rwandais Paul Kagamé, le président de la République démocratique du Congo (RDC) Félix Tshisekedi, Alpha Condé de la Guinée Conakry, ont examiné les questions liées aux investissements et les relations commerciales entre la Grande-Bretagne et l’Afrique. Le conclave au double objectif : montrer que la Grande-Bretagne restera un pays très international après le Brexit, et de trouver une zone d’activité où la Grande-Bretagne puisse agir pour renforcer ses relations économiques avec une autre région du monde, a abouti à d’importantes résolutions.

Les principales leçons du sommet

Londres a annoncé des accords commerciaux pour plus de 7 milliards et demi d’euros, entre entreprises britanniques et africaines. Le Premier ministre britannique a évoqué l’immigration et la lutte contre le changement climatique. Boris Johnson a affirmé que la Grande-Bretagne sera plus ouverte aux migrants africains, après le Brexit. Il a aussi promis que son pays n’investira plus dans l’extraction de charbon ou dans sa combustion, pour produire de l’électricité sur le continent, mais se concentrera sur une transition vers des alternatives faibles en carbone.

L’institution publique de financement du développement, CDC Group, a annoncé la signature d’une série de nouveaux partenariats, totalisant près de 400 millions de dollars. Ces engagements sont majoritairement destinés à fournir aux banques africaines une plus grande liquidité pour soutenir les PME et les microentreprises, « le fondement de toute économie saine », a estimé Nick O’Donohoe, le directeur général de CDC, cité dans le communiqué du groupe. Dans les détails, ces nouveaux accords consistent en : un prêt de financement commercial de 100 millions de dollars pour la banque sud-africaine Absa, un protocole d’accord pour affecter 100 millions de dollars à la CIB of Egypt, un accord de financement commercial de 75 millions de dollars avec la Trade and Development Bank  pour appuyer les prêts bancaires aux PME de 32 pays d’Afrique.

Outre ces engagements effectifs, le groupe britannique a annoncé son intention d’investir 2,3 milliards d’euros au cours des deux prochaines années, ce qui le conduirait à doubler la taille de son portefeuille sur le continent. « Les investisseurs britanniques ont une réelle opportunité d’embrasser les objectifs de développement durable, en partenariat avec les pays et les entreprises africains, pour lutter contre le changement climatique, créer des emplois et des compétences et provoquer des changements sociaux et environnementaux positifs », assure Nick O’Donohoe.

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